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Une vie de Bridget
1 octobre 2019

Ils reviennent toujours...



C'est mon leitmotiv depuis des années, que certaines amies appliquent désormais aussi : ils reviennent toujours.

Ces gars paumés, instables, qui ne savent pas ce qu'ils veulent, ne se donnent pas les moyens : ils reviennent toujours.

Ces lâches, qui préfèrent tenter la facilité en venant vers le "connu" (l'acquis ?), plutôt que de construire du neuf, et de devoir séduire.

Ces gars qui ne supportent pas d'être seuls et sont incapables de construire vraiment qch.

Ces gars qui ne savent pas regarder devant, se faire confiance, ou se lancer. Ou encore, qui vivent dans le regret, n'assument pas leurs erreurs, souvent parce qu'au fond, ils savent bien qu'ils ont merdé.

Ceux là, ils reviennent toujours.

Par facilité. Par regret. Par peur de l'inconnu et de l'effort.

Ceux qui vont de l'avant, assument leurs actes, sont bien dans leurs pompes, savent qu'ils ont bien agi et réagi, ceux-là, on ne les revoit jamais.

Nous avons toutes vécu ces multiples retours...

J'ai dû en évoquer pas mal sur ce blog, me concernant.

C'est un peu mon histoire, celle de nombre de célibataires qui ont perdu leur temps parce qu'elles ont trop repris ces gars qui reviennent toujours, croyant qu'ils avaient changé.

Alors qu'ils ne changent jamais !

S'ils changent, ils ne reviennent pas. Ils vont de l'avant.

S'ils sont solides et confiants, ils savent pertinemment que le réchauffé, ça ne mène à rien (surtout si c'est réchauffé trois, quatre, cinq fois). Ils sont assez intelligents pour se dire que, une fois qu'un échec sanglant a eu lieu et que la confiance n'est plus, c'est mort.

Ceux qui reviennent, c'est qu'ils ont encore un problème, pas des sentiments.

Et je l'ai bien appris, à mes dépens, et je l'ai vu autour de moi.

Même si bien sûr, il arrive qu'un couple (un vrai couple) se loupe une fois et se récupère la deuxième, mais la deuxième, pas la quinzième, et après une vraie maturation qui n'est pas donnée à tout le monde. Avec un pardon sincère aussi, et un contexte assez positif globalement, des personnes optimistes et solides qui réalisent qu'elles ont fait une erreur, mais pas commis non plus l'impardonnable.

Alors oui, c'est mon histoire, le réchauffé : C'est à cause de cela que j'ai atteint le cap des 40 ans sans construire un foyer.

Parce que j'ai perdu mon temps à donner leur chance à des gars qui étaient incapables de s'investir, parce que j'ai voulu croire à leur bonne foi quand ils revenaient et parce que je n'ai pas su casser certains schémas, et eux non plus.

C'est à cause de ceux qui reviennent toujours que je ne serai certainement jamais mariée, jamais maman.

Mais je le dis sans peine ni regret. C'est juste mon histoire, et je l'accepte. A quoi bon s'en lamenter ?

Ainsi, parmi tous les revenants (et je suis incapable de compter le nombre de mecs qui ont fait des aller retour !!!), il y a L.

L. C'est un garçon que j'ai rencontré il ya peut-être 10 ans, déjà, et avec qui on s'est cherchés un nombre... Innombrable...de fois. Enfin, c'était lui qui me cherchait, et moi qui replongeais, parce qu'il est charmant et qu'il joue bien du violon aussi.

L. J'ai vécu une super première relation avec lui.. Attentionné, gentil, tout super tout plein. Un mois et demi. Et puis un jour, sans raison, il a disparu. Plus de réponses aux SMS... 48h plus tard, il a eu le culot de me raconter qu'il était au commissariat et je ne sais quoi... Enfin, un bobard plus gros que lui. Là, je me suis dit ya une meuf sous roche... J'ai coupé court. Il n'a rien lâché.... J'ai lâché...

Il est revenu, quelques temps après. Et je suis désolé, et j'ai vraiment envie de reprendre avec toi, et je te promets et gnagnagna. Et moi, les gnagnagna, j'y ai beaucoup cru (la preuve, avec le dernier en date, j'ai encore cru aux gnagnagna "je vais changer, je suis pas comme ça"...! -putain ce que j'ai pu être naïve encore une fois !!!).

Alors L., à chaque fois, je le reprenais... Et à chaque fois, au bout d'une ou deux semaines, parfois trois ou quatre jours, il disparaissait. Ça a duré des années. Dans les intervalles, je faisais ma vie, et d'autres rencontres (avec des gars qui souvent, aussi, allaient revenir !!). 

Y'a même eu une fois où il avait une autre meuf en même temps, et a fini par admettre qu'il savait pas comment se dépatouiller. Mais oui, il allait la quitter... Mais non, il ne l'a pas quittée.. Alors c'est encore moi qui ai dû réagir... 

Il a encore disparu de ma vie... Et il est encore revenu. 

Ça a duré des années, ce cirque. 

Mais déjà au bout de deux ans, je ne prenais plus que ce qu'il voulait bien donner, un bon moment partagé, en sachant pertinemment qu'il ne fallait rien attendre de plus. Je ne lui demandais plus rien. On passait une ou deux nuits agréables ensemble... Je le laissais venir, et quand il disparaissait, je ne m'abaissais plus à essayer de comprendre ou à le rattraper. Bon, ça devait l'arranger en fait parce que finalement, il venait et il disparaissait à sa guise. Mais pour moi, ça devenait désagréable car, quand tu commences à te respecter, accepter qu'un homme ne te contacte que lorsque ça l'arrange, ben ça n'arrange pas vraiment ton ego à toi, quoi...

Et vivre un truc sans espoir, ça fait pas franchement frissonner non plus. 

Bref, merde, chui ni un objet, ni un robot. J'ai envie d'avoir des émotions et de vibrer, et le réchauffé, ça fait pas chauffer la casserole... 

Donc, même pour des bons moments sans engagement, j'ai commencé à prendre du recul. Plus envie d'un truc merdique ou de me sentir "femme objet"... Et bien sûr, quand tu te respectes davantage, le mec, il le sent... 

On a pourtant eu quelques conversations sérieuses, où il m'a avoué que je l'impressionnais, qu'il avait peur de mal faire avec moi, et que du coup, fuir était plus facile. Moi ? Impressionner un chéri bibi ?!?! Wow!!! 

Et puis, avec le temps, progressivement, il revenait en me faisant plus de compliments, de promesses... Il sortait le grand jeu. Sentir que je lui echappais, ça le déstabilisait finalement... Mais comme je n'avais plus ni confiance ni envie, c'était devenu mega frustrant pour lui.

Conclusion, il a carrément sombré dans la perversité. J'ai commencé à voir la face B de L.!

C'est à dire que face à mon recul, ma quasi indifférence, il n'a pas trouvé mieux que de réagir en piquant, en agressant parfois, en titillant, en provoquant... Il retournait contre moi ce que je pouvais écrire, deformait mes propos, tentait de me culpabiliser ou de m'en rager. C'était moi qui n'avais pas été claire, moi qui n'avais pas compris tel ou tel propos, moi qui avais disparu tel ou tel jour etc.

Un jour , il m'a croisée avec mon copain du moment. Je ne l'ai pas vu mais j'ai reçu des SMS pendant 2 jours : "tu mérites mieux", "pas génial ton nouveau mec", "t'es toujours aussi craquant me". Et comme je ne répondais pas, il tentait la provoc': "ça y est, t'es mariée ?", "il va te faire combien de gosses ?". C'était la jalousie qui parlait. Il craignait de ne pas pouvoir revenir... Mais il s'enfoncait... 

J'ai fini par l'ignorer totalement. Par ne plus du tout lui répondre. Seule technique avec les pervers : Ne pas entrer dans leur jeu. Ne pas se justifier. Ne pas argumenter. Jamais. Juste COUPER.

Il a insisté quelques temps, provoqué quelques fois, et fini par disparaître... Il y a trois ou quatre ans peut-être...

Et bingo...

Ce matin, qui vois je m'écrire sur Facebook ?

L.!!!

Et oui, L. qui ne m'a pas oubliée...

L.qui reprend des nouvelles.

L. à qui je pense me confronter, juste histoire de voir ce qu'il a dans le ventre mais également comment moi, aussi, j'ai évolué.

L. pour qui je n'éprouve rien mais dont je suis curieuse de voir ce qu'il va tenter, et quand même soucieuse d'avoir des news malgré tout.

Ils reviennent toujours.

L. est encore revenu...

Et s'il est encore revenu, c'est forcément qu'il a encore un problème. Parce que s'il s'était stabilisé et assagi, il serait casé... 

Et ça, je le sais !! 

Affaire à suivre en tout cas....


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Une vie de Bridget
  • Bridget, ce n'est pas mon prénom... Une Bridget, c'est une Pôôôvre trente/quarantenaire célibataire sans enfant... En galère avec les hommes (...). Panorama de mes expériences, réflexions, et de mes plus honteuses bêtises...--> c'est par ici !
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